Comment s'exprimer et se faire comprendre efficacement

Publié le par imane hadouche

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Comme toujours les mamans du club « Planète Maman Bébé »  ont exposé un sujet très intéressant :

 

« Pourquoi dit-on « je t’aime » plus facilement à nos enfants, moins facilement à nos partenaires, et difficilement à nos parents ? »

 

En tant que membre du comité scientifique du club, et en ma qualité de coach, j’avoue que la question du « pourquoi ? » me semblait moins urgente que «  l’ici maintenant » c'est-à-dire la conséquence aujourd’hui de cette attitude pour en arriver au « comment ? »  Comment améliorer la situation ? je reviendrai quand même sur le « pourquoi » qui trouve son explication dans les états du moi en Analyse Transactionnelle.

 

Et si on parlait de « l’ici maintenant » ? Quelles pourraient être les conséquences pour un couple si on ne dit pas « je t’aime » à l’autre ?

 

Je vous transmet ici le récit de « Fletcher Peacock » un spécialiste de la communication orientée solution :

(En tant que consultant, j’ai travaillé avec des couples en difficulté. J’ai connu un homme qui était auditif et qui disait à sa femme « je t’aime » et il voulait entendre ces mots-là. Son épouse était kinesthésique. Elle donnait des câlins et voulait recevoir des câlins. Ils étaient au bord du divorce quand ils sont entrés dans mon bureau.

Je leur ai expliqué ces distinctions (visuel, auditif, kinesthésique) et la personne qui était auditive a appris à faire les gestes tendres que l’autre attendait. Celle qui était kinesthésique a appris à dire « je t’aime ». )

 

Pour en revenir à notre sujet, nous pouvons offrir à l’autre des choses merveilleuses (selon notre vision des choses merveilleuses) , seulement si ne nous lui offrons pas ce qu’il espère, c’est peine perdue, et cela peut même aller au conflit suite à l’incompréhension.

Cela marche de la même manière, en couple, avec nos enfants, dans notre boulot… nous communiquons avec l’autre à partir de notre canal de communication, et souvent il arrive que le récepteur soit sur une autre fréquence, et à votre avis qu’est ce qui se passe quand on ne parle pas le même langage ????  GAGNE !!! On ne se comprend pas ! et ensuite qu’est ce qui se passe ??? Encore GAGNE !!! on passe aux reproches « tu ne fais pas d’effort ! tu ne me comprends pas ! je ne te comprends plus ! on ne se comprend plus ! la communication avec toi est impossible ! on n’est pas sur la même longueur d’ondes !.... »

 

Alors, essayez de parler le langage de l’autre pour une meilleure communication orientée solution, pour mieux vous faire comprendre, pour offrir à l’autre ce qu’il attend de vous et recevoir ce que vous souhaitez de l’autre.

 

Il est important de distinguer ces modes de communications :
1- auditif : tout passe par l’oreille, cette personne est stimulée par des mots, des phrases (ceux qui sont capables de faire un jogging pendant 2 heures s’ils ont leur musique favorite dans l’oreille, et incapable de courir 500 mètres  sans leur Ipod)

2- visuel : là c’est plutôt l’œil et le regard qui est le stimuli (ceux qui ont besoin de visualiser leurs objectifs, leur récompense, ceux qui lorsqu’ils font un jogging ils sont plus performants et plus épanouis en regardant autour d’eux les jolis arbres du Parc ou les vagues sur la plage, ils se fatigueront plus vite s’ils sont enfermés dans une salle de sport –à moins qu’ils aient quelque chose d’agréable à regarder ;-) –

3- kinesthésique : là c’est la peau, le toucher… ces personnes ont besoin d’avoir un contact physique pour communiquer, de palper leur récompense, de la toucher, c’est ceux qui tapent dans le dos pour encourager, serrent dans les bras pour consoler, serrent la main pour sceller un engagement… eux ils peuvent faire la course deux heures s’ils sont pieds nus sur le sable

4- il y’a aussi l’olfactif : mais c’est beaucoup plus rare et c’est surtout le stimuli sollicité pour l’imagination, le souvenir, la créativité (je pense à l’odeur du cake de grand-mère qui nous plongent en enfance, à l’odeur d’iode qui revigore, au flair des grands chefs qui imaginent des plats grâce aux odeurs et peuvent définir les épices et les ingrédients…)

5- gustatif : mais c’est tout aussi rare, et là tout passe par le goût

 

On a tous un peu de cela, mais on a un driver dominant, et c’est celui qui détermine notre mode de communication, les stimuli de notre motivation…

 

Je vous donne l’exemple des enfants (ou de votre partenaire, ou de vos employés…)  si vous voulez motiver ou récompenser l’autre, vous pouvez dire des mots d’encouragements à un visuel ça ne marchera pas, lui il faut lui montrer un tableau avec des bons points ou la photo de la trottinette que vous envisagez de lui offrir. Avec l’auditif, ça marche, les mots d’encouragements, les bravo et les je t’aime. Le kinesthésique par contre, vous le rendrez heureux en tapant dans le dos, en prenant dans les bras, en faisant un câlin…

 

Observez l’autre, quels termes il utilise

-          je sens que… cela me touche beaucoup… (kinesthésique)

-          je vois ce que tu veux dire…c’est clair … (visuel)

-           j’entends par là que… on s’entend bien sur ça…bien entendu… (auditif)

 

Ce serait terrible de perdre une amitié, rater un mariage, être en conflit avec ses enfants, s’engueuler avec son employé compétent…juste pour une histoire de fréquences différentes et de canal de communication non compatible.

Je reviendrai avec un billet sur les états du moi et les signes de reconnaissance pour mieux comprendre pourquoi a-t-on du mal à dire « je t’aime » à nos parents.

 

Bien à vous

Votre coach

Imane

imane.progresscoaching@gmail.com

 

 

Publié dans coaching relationnel

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