les caliméros: identifier les plaintes, pour quoi, quand et comment?

Publié le par imane hadouche

Ma coachée me dit « j’ai l’impression que je n’arrête pas de me plaindre » !

 Je lui demande alors : « as-tu l’impression que tes plaintes t’apprennent quelque chose ou te portent un message ? Et as-tu l’impression que tes plaintes te permettent de comprendre de résoudre des problèmes et d’avancer, ou plutôt te limitent ? »

 

Je ne vous détaillerais pas toute la séance, mais ma coachée a soulevé un point important tant dans la relation d’accompagnement, que pour tout le système relationnel : « la plainte, quand et pour quoi se plaindre, et comment se plaindre ? »

 

Les caliméros, vous aussi vous devez en connaître pas mal, c’est des personnes qui se complaisent dans la plainte : «  la vie est injuste, le monde est cruel, les autres sont méchants … ! »

 

Cela dit, la plainte est une chose sérieuse à ne pas prendre à la légère, elle est vitale saine et salvatrice. il s’agit de savoir quand se plaindre ?

 

Généralement suite à une injustice, à un tort subi ou à un malaise, c’est un bon indicateur qui nous permet de mettre des mots sur les maux, et comprendre ce qui ne va pas, ce qui nous mine, l’origine des problèmes….

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Il s’agit aussi de savoir pour quoi on se plaint ?

 

- Est-ce un moyen d’exprimer un malaise, un problème, une injustice ?

- Est-ce un moyen pour se victimiser, se dédouaner aux yeux des autres et à ses propres yeux, et se désengager de ses responsabilités ?

- est ce un outil pour manipuler les autres, en essayant d’obtenir par la compassion ou la culpabilité ce qu’on ne pourrait pas obtenir par l’affirmation ou la confrontation ?

 

Et surtout il faut être clair avec comment se plaindre ?

 

Tout est dans le dosage encore une fois ; bien sûr il est normal et même indiquer de se plaindre (exprimer ce qui ne va pas) toute fois il est des plaintes qui ne mènent à rien sinon droit dans le mur, faisons attention à :

 

-        ces plaintes vaines : qui n’expriment rien, qui ne portent aucune information concernant l’origine du problème et la manière d’agir dessus, sans aucune valeur ajoutée, c’est se plaindre pour se plaindre

-        les plaintes toxiques : celles qui empoisonnent vos vies et votre environnement

-        les plaintes de dédouanement : celles qui servent à fuir les responsabilités, et les conséquences de vos actes

-        les plaintes manipulatrices : celles qui s’inscrivent dans les jeux et enjeux psychologiques

-        les plaintes de commodité : celles qui vous empêchent d’avancer parce qu’il vous coûterait moins de vous accommoder des vos tracas que de vous engager dans un processus de changement et d’action.

-        Les plaintes de diversion : celles qui servent à cacher et à fuir les vrais problèmes.

 

A méditer :

 

« Le pessimiste se plaint du vent, l'optimiste espère qu'il va changer, le réaliste ajuste ses voiles. »

 

William Arthur Ward

 

 

« Tout le monde se plaint de sa mémoire, et personne ne se plaint de son jugement. »

 

De La Rochefoucauld

Publié dans coaching relationnel

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